Le
22 octobre 1987 disparaissait Angiolino Giuseppe
Pasquale Ventura alias Lino Ventura. D’Angelo à Bastien
Grimaldi, de
Touchez pas au grisbi à
La
7e Cible, l’ancien lutteur a autant grandi
avec le cinéma français qu’il
l’a élevé. Monstre sacré,
gueule cassée, guerrier fragile, Lino n’a
jamais
été comédien, encore moins
acteur. Sans artifice, cliché ou facilité,
il donnait dans le juste, le percutant et le profond.
Vingt ans déjà, mais vingt ans seulement,
tellement « son cinéma » est
encore prégnant, palpable. Comme Gabin,
Dewaere ou De Funès, Ventura n’est
pas parti, il s’est absenté, sans
débarrasser ses affaires de la grande maison
du septième art. Clelia, sa fille, a livré son
regard personnel et sincère sur ce qu’elle
considère comme les vingt chefs-d’œuvre
de sa carrière :
« Avec le recul, j’ai constaté à quel
point certains des films de papa m’ont marquée. À
travers vingt films, j’ai voulu rendre hommage
à mon père mais aussi à l’une
des choses les plus importantes de sa vie, son
cinéma », annonce Clelia Ventura.
Vingt ans, vingt films ! C’est l’âme
de
Signé : Lino Ventura, son nouveau livre dans
lequel elle dévoile ses impressions, ses
anecdotes et les coulisses d’incontournables
tels que
Les Tontons flingueurs ou
Le Clan des
Siciliens et de chefs-d’oeuvre à découvrir
comme
Les Grandes Gueules ou
Cadavres exquis.
Sur le principe de
Renaud : Putain d’bouquin ou
Johnny : de l’idole à la légende,
Signé : Lino Ventura s’inscrit dans la collection « Livre
objet »
des éditions
du Marque-pages.
Un beau livre
vivant, à travers le regard d’une
incontestable cinéphile, amoureuse du septième
art et de son acteur de père. Une démarche
que Clelia Ventura a voulu accompagner de photos
sublimes et de reproductions de documents rares
issus de sa collection personnelle. Le prototype
de l’affiche des
Tontons flingueurs, le
plan de travail de
La Gifle, le portrait télex
du
Silencieux ou le synopsis annoté par
Ventura lui-même du
Clan des Siciliens sont
autant de trésors dissimulés dans
cet ouvrage qui donnent encore un peu plus vie
au cinéma de Lino, tellement haut en couleur.